La douleur et son langage

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Le langage de notre organisme est complexe et simple à la fois quand on sait le sentir et le déchiffrer, au début il nous faut un traducteur, un professeur de linguistique non-verbal pour nous aider à saisir le sens profond de son expression. C’est comme rencontrer quelqu’un qui s’exprime en langage sourd-muet, avec ses mains elle nous communique quelque chose que si nous ne l’avons pas appris, cela demeure assez incompréhensible.

Un des principaux signaux du corps lorsqu’il y a une perturbation dans les tissus, c’est la douleur dans ses différents degrés, pouvant aller d’un simple inconfort à une douleur complètement paralysante. Dans ma pratique j’ai constaté que le niveau de douleur envoyé au cerveau, donc ressenti par le client, était suffisamment intense pour que la personne s’arrête, c’est la manière que la nature a trouvé pour dire «aies toi! Il faut absolument que tu t’occupes de ton dos il est complètement barré» Mais en langage corporel ça donne un gros-spasme-vraiment-douloureux-lequel-on-espère-va-passer.

Et bien non, ça ne passe pas vraiment, la douleur diminue mais les nœuds sous-jacents demeurent et seulement un thérapeute manuel peut ouvrir avec la bonne combinaison le coffre-fort de votre dos!

Je vois des clients qui ont plein de petits et grands bobos et que par faute de comprendre leurs signaux, ceux-ci demeurent enfouis dans leur subconscient jusqu’à je leur permettre d’exprimer ce qui se cache dans leur grenier. Il nous parfois faire un peu de ménage et débarrasser le vieux matériel pour laisser place à un vent de fraîcheur et renouveler les échanges tissulaires et relâcher les tensions accumulées autour du bobo en question.

Il y a une échelle de gradation des évènements, premièrement la personne reçoit un coup dans l’épaule, chute sur la glace, tombe dans sa jeunesse d’un arbre, etc. La nature nous a donné du crédit face aux aléas de l’existence mais le revers de la médaille est que l’on se sait plus distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas à faire traiter. On s’habitue aux petits chocs, on passe par-dessus, on vit avec. Mais le système nerveux enregistre absolument tout dans son système de classement et se réorganise en fonction de ce qui lui est donné. N’avez-vous pas l’impression d’être déjà épuisé le matin quand vous vous rendez au travail et que vous avez traversé les champs de mines que sont la 40, Ville-Marie, Notre-Dame, St-Zotique, des rues où il y a plus de trous que d’asphalte. Nous devons contourner habilement tous ces pièges sinon nous risquons d’endommager nos amortisseurs. Les nerfs aussi s’endommagent quand le signal de douleur est trop fort, ça les abime et la qualité du signal est diminuée.

Bien moi j’utilise la 440 et c’est doux, c’est moins traumatisant pour mon système nerveux. La vie est pareille, votre SN (système nerveux) est un réseau de fibres où circulent des milliards de messages, imaginez quel temps ça lui prend s’il doit contourner traumas, douleurs, où il se demande s’il ne doit pas s’arrêter pour envoyer un autre message au cerveau, il devient confus, il ne se rappelle pas c’était quoi au début qu’il devait apporter au centre de réception de l’information, le gars de l’accueil (hypothalamus, centre d’intégration de l’information), reçoit des messages mixtes et confus, il ne sait pas comment traiter ces informations, il donne une réponse à peu près, qu’il juge être la bonne mais une fois la réponse reçue en bas (dans le corps, les viscères, les muscles, etc.) elle n’est pas tout-à-fait «juste». Donc Il ya beaucoup de désorganisation généralisée chez les gens et le SN n’est pas optimal. C’est comme avoir plein de petites cicatrices sur le réseau du SN et ça ralenti l’organisme, c’est alors que les gens commencent à avoir moins d’énergie vers 40, 50 ans, que les maladies s’installent car le corps n’a pas sa capacité de la jeunesse et c’est quoi quand on est jeune, on est neuf, optimal, organisé, on sort de la manufacture, dès lors nos parents devraient nous amener chez l’ostéopathe, le chiro, la masso, et mettre à niveau notre organisme pour le protéger mais voilà, on commence à peine à comprendre les effets de la vie sur l’évolution. Avant on endurait mais maintenant «endurer» n’est plus vraiment adapté pour le corps. Il y a longtemps, dans les profondeurs des océans, les pieuvres avaient une carapace, avec le temps, elles s’en sont départies et on utilisé d’autres stratégies de survie, dont celle de changer de couleur ou de texture de peau. Elles ont accepté de sentir leur environnement plutôt que de s’en protéger férocement. Et elles sont très habiles sans leur grosse coquille lourde à trainer. C’est pareil pour nous, à l’heure actuelle, les gens portent des cuirasses pour se protéger et leur énergie est complètement utilisé pour son maintient. Ceci se traduit par muscles rigides, respiration haute et courte, trop d’adrénaline dans le sang, fatigue, manque d’enthousiasme pour la vie, renoncement, accablement, sofa.

Je ne sais pas pour vous mais moi j’ai compris quel était le potentiel de mon corps lorsqu’il se libère de la douleur, il est heureux et libre, exactement comme quand j’étais jeune. Il n’est pas fatigué, il a de l’énergie, je peux lui demander de faire des choses pour moi sans qu’il chigne, il ne me boude pas, on forme un team. J’ai de l’intimité avec mon corps, il n’est pas un ennemi, un grand inconnu, je le nourri de toutes sortes de choses, de soins de qualité, de bonne nourriture que j’ai préparé moi-même et surtout je lui donne les meilleures conditions possible pour qu’il soit détendu et écouté, entendu. Je ne me mets pas dans circonstance où je pourrais lui nuire, le traumatiser ou l’épuiser, oui bien sûr parfois on n’a pas le choix, mais si tôt que je peux, je me rembourse. Nous avons une société qui fonctionne sur le crédit, nous avons des corps endettés. Il faut se rembourser également par des massages, de l’acuponcture, des séances de thérapie manuelle. Quand votre organisme est tellement dans le rouge et bien c’est là qu’il envoie des signaux de détresse : capsulite, tendinite, fatigue, trouble anxieux, insomnie, trouble digestif, reflux gastrique, humeur vers le bas, etc.

La douleur est le langage primitif du corps, il ne sait pas comment s’exprimer autrement pour que vous vous occupiez de lui.

Si vous voulez faire les choses différemment, prendre la 440 par exemple, il vous faudra payer un transpondeur, et oui les choses ne sont pas toujours gratuites, mais j’arrive tellement plus vite à la maison, de meilleure humeur. Changer le langage de douloureux de votre corps par une belle chanson douce, il vous faudra payer de votre poche malheureusement et accepter de changer vos habitudes. Mais une fois l’apaisement et le soulagement installé la vie est tellement merveilleuse.

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