Nosso Lar…quand le serviteur sera prêt le service apparaîtra

Hier j’ai réécouté le merveilleux film Nosso Lar. La première fois que je l’ai écouté c’était en 2013; à ce moment j’ai été frappé qu’enfin un film soit réalisé sur le monde spirituel et qu’en plus ce film nous détaille avec précision ce monde auquel nous appartenons profondément. Cela m’a fait faire un saut quantique énorme et m’a libéré de cette illusion de me sentir seule au monde.

Depuis quelques jours, en relisant le livre de Sonia Choquette et les guides spirituels, je réalise que le monde de l’énergie et le monde de la matière son complètement lié l’un à l’autre, c’est notre mental qui le divise. Nos anges gardiens peuvent se matérialiser pour intervenir et peuvent même toucher à la matière pour élever nos fréquences. Cela donne un certain vertige quand on y pense mais aussi quel bonheur de se savoir si bien entouré. Ce qui m’a amené à me questionner sur ma façon de me connecter avec le Là-Haut et comment je demande de l’aide. Et surprenamment quand je demande ça marche.

En écoutant le récit d’André Luiz hier, je ne voyait plus l’aspect magique de ce lieu sacré mais bel et bien le message qu’il véhicule pour celui qui écoute avec son cœur. Une petite introspection s’est faite et je dois dire que je me suis vu aller dans le fonctionnement de ma personnalité et celle de la sagesse de mon cœur/âme. Depuis que je suis toute petite je me demande comment vivre ma vie, sur quoi baser mes choix, je le fait en écoutant ma petite voix à l’intérieure et mes besoins bien intimes mais parfois il me semble manquer de vastitude, que ma vie est simple et que rien de mémorable n’est digne de mention, et pourtant.

J’aimerais sauver la planète de sa pollution, de la faim, des maladie, de la négligence des uns envers les autres. J’aimerais tant qu’un jour on écrive ma biographie parce que j’aurai découvert le moyen de pacifier tous les pays de ce monde! Oui je serai récipiendaire du prix Nobel de la paix! Rien de moins!

Mon père qui était un homme extraordinaire dans sa créativité et son imaginaire, il voulait être connu et reconnu. Il était constamment président de tous les clubs possibles à Montréal, club d’astronomie, club des écrivains de Montréal et de Laval. J’ai connu mon père sur le tard et il était déjà avancé dans le bel âge, ma mère aimait les hommes aux cheveux gris et s’étant lancé dans l’entreprise de faire de la photo-astro, ils se sont rencontrés sous les étoiles. Mais mon père était un rêveur et il manquait de reconnaissance dans sa vie et en fait quand les parents prennent bien soins des besoins narcissiques de l’enfant celui-ci n’a pas besoin à l’âge adulte de combler ces lacunes par des traits de caractères narcissiques. Mon père était un narcissique doux. Il avait beaucoup de difficulté à entrer en lien avec ses enfants, avec son épouse, c’était un homme qui ne parlait pas de son monde intérieur où l’intimité relationnelle est vivante. Il ne nous parlait que pour nous dire quoi faire ou pour nous parler de littérature ou d’histoire, donc des choses d’hier et d’extérieur à lui. Jamais dans le ici et maintenant et dans l’intimité de ce qui nous composent. J’ai été bien malheureuse de rencontrer un homme qui m’éloignait encore plus de moi. Ainsi mon chemin de vie venait de prendre un nouveau tournant et le chagrin ne faisait qu’augmenter.

Quand mon père est mort je me suis dit je veux devenir une bonne personne. J’avais 33 ans. J’en ai 45, suis-je devenue une bonne personne? Je croyais que je l’étais mais en fait hier mes repères ont basculés.

J’ai toujours voulu être au service des autres, au service de la lumière mais quelque chose bloque toujours dans mon chemin, comme si j’en voulais toujours plus, mais je suis sensible à ma Terre et il me semble que si je frappais encore plus dans le tas peut-être que quelque chose émergerait. Mais non, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ni la colère, ni le désespoir, ni la manipulation spirituelle peut faire avancer le Divin plus vite pour sauver son monde. Et moi quand j’écoute mon cœur avec le plus grand amour possible, la plus grande douceur en moi et le laissant timidement me dire ce qu’il a enfin besoin, que vais-je découvrir? Quand le serviteur sera prêt le service apparaîtra. Voilà la phrase qui tue dans ce film. Je ne peux qu’être patiente, laisser mon corps se détendre, vivre ma vie comme elle vient. Et un jour je saurai quoi faire pour la Lumière et la Terre, j’ai besoin de me pacifier profondément et juste être là, dans mon cœur, en essayant de juger le moins possible, d’être dans de la compassion véritable. Cette compassion qui ne me vient pas spontanément encore, elle vient quand je m’entends parler dans ma tête et je me dit câline qu’il m’énerve lui, elle avec ceci, cela, et là mon corps devient rigide, mon cœur est dur, mon visage se ferme et je deviens sec avec les autres, je marche vite et je suis pressée, ah la la, quelle misère! Je me vois aller et je ris, je ris parce que je me prends tellement au sérieux!!!

Je suis heureuse de retrouver une certaine humilité ce matin car elle me permet de me détendre et de laisser tomber les mécanismes de protection que je mets autour de mon cœur si sensible, en fait c’est plutôt l’inverse qui est à faire, le laisser rayonner et je n’ai pas à demander la permission à qui que ce soit pour exister, j’existe et je vibre dans la conscience. Si ma mission de vie consiste à être mère parce que un enfant m’aura choisi pour le guider alors ainsi soit-il, si ma mission de vie consiste à juste être là et exister, ainsi soit-il, si ma mission de vie consiste à écrire et en avoir du plaisir, ainsi soit-il. Alors maintenant, je me détache de tout stress que je me suis imposé par le passé, je me laisse aller à ce nouveau chapitre de ma vie qui est d’être transparente dans mes valeurs, mon être profond qui veut s’exprimer, à rencontrer avec authenticité les autres et leur faire confiance qu’ils sont eux aussi authentiques. Je me laisse aller à la découverte de ce que ça goûte de m’ouvrir au monde, à ce monde et me faire connaître professionnellement. Et je fais tout cela pour moi, pour ma propre découverte, pour ma propre incarnation. Ma première responsabilité est envers moi-même, chacun de nous peut être son meilleur ami, en fait c’est vraiment avec soi que l’on a la meilleure relation, qui d’autre nous connaît aussi profondément que soi? Alors voilà, ce blogue je le fais aussi pour moi, pour ma glande thyroïde qui est en train d’imploser à force de refouler. Pour cette petite fille en moi qui a tant de chose à dire et qu’aucun adulte n’était là pour l’accueillir. Elle est si sage, beaucoup plus que moi!

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