article sur les douleurs physiques et émotionnelles et les mécanismes de défense

La difficulté d’évoluer

Entre cerveau ancestral et néo-cortex un cayon se situe

Le psychologue Yvon Dallaire spécialisé dans les relation de couple explique dans ses livres que génétiquement les femmes et les hommes ont un bassin de gènes qui a très peu évolué. L’auteur explique que nos comportements sexuels n’ont pas évolués depuis l’ère des cavernes et il explique à partir de recherches que les différences entre les cerveaux féminin et masculin sont encore structurés en fonction de leur nature respective de chasseur et de cueilleuse (cela sans jugement biensûr!).

Semble-t-il que nous interagissons avec les autres et avec nous-même encore un peu de manière inconsciemment-ancestralement naïve. C’est-à-dire que nous sommes un peu sur le pilote automatique.

Mais alors qu’en est-il de l’évolution actuelle?

Il est principalement déterminé que le moteur d’évolution actuel repose sur deux constantes: la douleur et la conscience. Quelqu’un qui souffre et qui n’a pas l’ouverture de conscience pour apprendre de cette douleur ne se verra pas grandi de cette expérience. Tout autant que quelqu’un de conscient qui ne souffre pas ne va pas nécessairement être confronté à grandir. Il faut les deux. Douleur et conscience.

Comment faire pour élargir sa conscience quand nous avons mal alors que les mécanismes primitifs de survie nous amènent à avoir 3 comportements:

Fuir

Combattre

Figer

Lorsque nous sommes confronté à la douleur physique ou psychologique l’activité cérébrale reste axée dans l’aire du cerveau limbique et les mécanismes du système nerveux autonome sont pris dans des réponses mélangées entre les trois types de défense. De plus, s’ajoute également d’autres types de mécanismes de défense psychologique tel nier la douleur car ne sachant pas quoi faire devant elle, nous la mettons dans un coin perdu de notre inconscient en espérant que personne n’y voit rien. Mais le corps n’est pas capable de mentir, cela ne fait pas parti de sa programmation. Le corps sait que quelque chose ne va pas, que quelque chose en quelque part fait mal. Il envoie donc un signal de douleur en espérant que le cerveau intervienne. Mais le cerveau a reçu comme commande NE FAIT RIEN. FIGE.

Ainsi le corps, confus, envoie un plus grand signal de douleur, en espérant que cette fois le cerveau entende vraiment. Mais la demande arrivée au centre de traitement de l’hypothalamus est encore niée.

Ainsi le manque d’information actuel sur la gestion de la douleur, douleur qui est inhérente à chaque être humain, amène à adopter des comportement réflexes ancestraux. Si nos conduites sexuelles remontent à l’âge de pierre, la gestion réflexe de la douleur est encore plus vieille, voir carrément depuis que nous sommes sortis de l’eau.

Le cerveau moderne qu’est le néo-cortex n’a pas acquis par l’apprentissage de l’évolution le discernement, zone principalement pré-frontale, pour créer des connexions neuronales reliant le néo-cortex au système limbique voire jusqu’au le bulbe rachidien. La douleur est souvent automatisée dans un arc réflexe qui est le cadeau de l’évolution. Larc réflexe est la capacité le l’influx nerveux à passer simplement par la moelle épinière, sans monter jusqu’au cerveau pour combattre ou fuir.

Dans la vie quand quelqu’un nous menace, nous ne réfléchissons pas au comportement à adopter, en fait le signal ne se rend même pas au cerveau: on fuit, on fige ou on frappe.

Les différentes couches du cerveau ont une manière distincte de gérer la douleur

Ainsi la gestion de la douleur reste assez primitive. C’est pourquoi aujourd’hui il y a tant de thérapies disponibles: c’est que nous avons accès à énormément d’information issues de recherches qui démontrent les mécanismes relationnels humains. Tel l’évitement d’aller en thérapie est une forme de mécanisme de fuite. Prendre le temps de parler de ses traumas à un thérapeute, peu importe son champs d’expertise, permet de construire des circuits synaptiques longs qui vont jusqu’au néo-cortex et faire l’apprentissage de comportements plus sains pour soi.

L’apprentissage de la gestion de la douleur dans les circuits synaptiques longs est différents des mécanismes de type circuits courts que la nature nous a offerts. Cela veut dire entre-autres apprendre à moins résister et moins se contracter quand les signaux de douleur se font sentir.

Se reposer

Parler de ses sensations

Recevoir de l’empathie

Se laisser aimer

Ralentir

Mais il faut surtout se permettre de sentir la douleur pour l’accompagner

Malheureusement tout ceci est contre nature et va entièrement à l’encontre des comportement ancestraux de survie qui ont pour objectif de protéger à tout prix. C’est pour cela que c’est si difficile de se transformer.

Quand la souffrance est présente il faut mobilier énormément d’énergie pour se transformer et comprendre le sens de la douleur. Souvent l’équilibre interne est atteint et quelque chose ne roule pas rond en dedans. Le fait que l’équilibre soit perturbé, les gens n’ont plus accès au discernement et bon jugement du cortex préfrontal. Puisque l’activité cérébrale tourne autour principalement du système limbique la prise de décision est souvent impulsive et non réfléchie en terme des besoins personnels et réels.

Le discernement se fait uniquement à partir d’une place d’équilibre dans le système nerveux. Cette aptitude d’agir mieux régulée est souvent l’objectif ciblé en psychologie. Agir plus rationnellement est croit-on la clé du succès, du bonheur, de l’équilibre de vie.

Mais il existe des espaces psychiques encore plus profonds et méconnus: les phénomènes nouvellement observés de la neurologie du coeur. De nouvelles recherches démontrent une sous catégorie du système nerveux autonome, le système nerveux intracardiaque (SNI). Lequel soulève des observations surprenantes dont la capacité d’équilibre interne qui ne passe pas nécessairement par le cerveau. Le bonheur passerait par l’équilibre du coeur!

Il est établi que l‘homéostasie du système nerveux entre la switch ON/OFF ou plus élégamment appelé les voies sympathiques et parasympathiques du système nerveux autonome passe par la gestion du cérébral qui régule la partie mécanique du corps. C’est le coeur qui a le dernier mot. Je peux vous assurer que si votre système limbique est activé inconsciemment en mode Fight or Flight votre rythme cardiaque sera élevé et malgré toute les tentatives de respiration, de méditation, de bains chauds, l’alarme qui sonne dans votre tête ne se calmera pas.

Pour arrêter la douleur lié à des traumas dont le cerveau ancestral envoie le signal, il faut faire un travail conscient sur la douleur, peu importe la méthode thérapeutique.

psychothérapie

ostéopathie

massothérapie

acuponcture

hypnose

Eye Movement Integration

Somatic Experiencing

Cliquez ici pour en savoir plus sur la thérapie IMO ou EMDR

Cliquez ici pour les recherche du DR Peter Levine sur les mécanismes des traumas


Si vous doutez encore du bien fondé de votre investissement potentiel dans des thérapies, écoutez la Docteur américaine Nadine Burke-Harris parler des effets toxiques des traumas de l’enfance sur la santé de l’adulte.

Je vous invite à sentir votre corps et traverser ce cayon à coup de je t’aime. Et tellement l’aimer que vous ne tolérerez plus aucune situation ou personne qui vous est néfaste.

Combiner la conscience à la douleur c’est l’évolution que vous choisissez.

Et parfois il faut que la douleur soit plus grande que la peur pour le franchir.

avec tout mon amour, Manon

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